Février 2026
📣 Information aux salariés de l’UES SCALIAN
Objet : Fonctionnement du CSE et expression collective
Chères et chers collègues,
Dans le cadre de notre mandat d’élu au CSE, il nous paraît important de vous éclairer sur le fonctionnement de cette instance, car il y a le cadre et ce qui est pratiqué sur le terrain.
💬 Le CSE : un organe collectif
Le cadre formel est défini par le droit : chaque élu est appelé à s’exprimer en son nom et à participer à des échanges permettant, le cas échéant, de construire des positions communes. Ces positions ne peuvent engager le collectif qu’à l’issue de débats effectifs ou de décisions formalisées (votes, rédaction d’avis).
Dans la réalité, les débats qui se veulent démocratiques sont souvent faussés par des pratiques insidieuses.
⚠️ Prises de position présentées comme collectives
Il arrive que certaines prises de position soient présentées comme collectives alors qu’elles ne résultent en réalité que d’une seule voix qui s’exprime. L’usage du « on » dans les propos permet alors de rallier artificiellement l’ensemble des élus à une position imposée et de donner l’illusion d’une consultation collective, alors qu’il n’en est rien.
Cette pratique permet à l’auteur des propos de prendre le pouvoir en faisant croire à l’existence d’un débat démocratique.
🛑 Monopolisation abusive du débat et absence de dialogue
Lorsqu’une seule voix s’accapare abusivement le débat pour imposer sa vision au sein de l’instance, des voix qui tentent d’émerger sont étouffées. Certains élus cessent alors de s’exprimer ; résignés et frustrés, ils se rallient de facto à la parole de celui qui parle le plus fort.
📊 Impact sur le collectif
Cette pratique constitue une appropriation de la parole collective et crée une asymétrie d’influence, dans laquelle certaines opinions s’imposent de fait au détriment d’autres, indépendamment de toute décision formalisée.
Cette monopolisation abusive génère bruit et polémiques, efface les avis et les paroles, affaiblit le collectif et empêche le CSE d’agir. Le respect entre élus disparaît, ce qui réduit leur crédibilité.
Le débat n’existe plus, les élus ne sont plus représentatifs et ne peuvent donc plus remplir pleinement leur rôle au service des salariés. Ainsi entravée, l’instance s’en trouve décrédibilisée.
🙅♂️ Notre position
Nous ne nous reconnaissons pas dans des positions présentées comme collectives sans que chacun ait pu s’exprimer et se prononcer.
Nous refusons d’être inclus dans un « on » qui ne résulte que d’une parole imposée et monopolisée au mépris d’un débat réellement démocratique.
✅ Exigence de fonctionnement
Cette communication a pour unique objet de rappeler une exigence essentielle : le CSE ne peut remplir pleinement son rôle que si la parole collective n’est ni confisquée, ni entravée. Ce n’est qu’à cette condition que les salariés peuvent accorder leur confiance à leurs représentants élus.
Lyliane Rufin – Jérôme Bories
Élus au CSE – UES SCALIAN
